Les UFR santé – Engagement N°25 – Décembre 2015

Ces dernières années ont vu du changement et du mouvement au sein des Universités et de leurs UFR. C’est ainsi que plusieurs UFR Santé ont vu le jour dans diverses villes du territoire français.

Que sont les UFR Santé me direz-vous ? Elles représentent la fusion de deux ou plusieurs filières de santé, sous une même entité de formation et sous une administration commune. C’est ainsi que, pour exemples, les UFR Santé de Dijon et d’Angers ont vu le jour, réunissant sous un même titre les UFR de Médecine et de Pharmacie dans chacune de ces deux villes. Ces deux UFR n’existent donc plus à l’heure actuelle et se retrouvent à présent sous forme de départements de même poids et de même valeur au sein de l’UFR Santé. Plusieurs collèges sont alors créés pour représenter les différents départements au sein du conseil d’UFR, aussi bien pour les enseignants que pour les étudiants. Les locaux et les enseignements peuvent être partagés lorsque ceux ci sont transversaux aux différentes filières.

 

Pourquoi ces UFR Santé ?
Le monde de la santé est en train de changer et c’est dans ce cadre que ces structures ont été érigées. Nous allons vers un avenir où l’interdisciplinarité et l’interprofessionalité doivent être développées pour permettre une meilleure prise en charge au sein du système de soins. Nous devons connaître les autres professions et leurs attributions, afin de mieux travailler conjointement. C’est principalement vers ces idées là que se tournent ces UFR. C’est aussi un modèle d’économie : en regroupant les différentes composantes sous une même administration, cela permet de réaliser des coupes budgétaires, de redistribuer les subventions pour la recherche et d’employer moins de personnels. En ces temps où les fonds accordés à l’enseignement supérieur sont de plus en plus restreints, ce modèle tend à satisfaire de plus en plus d’Universités. L’objectif à long terme de ces UFR tend vers l’intégration de toutes les filières de santé, qu’elles soient issues de la PACES ou non, ainsi que la création du LMD Santé.

 

Et les ESF dans tout cela ?

La création de ces UFR est pour la filière maïeutique, une occasion unique d’entrevoir une possible intégration à l’Université. Évidemment, celle ci entraînerait des changements majeurs au sein de la formation, tant dans son contenu que dans sa structuration. Cela permettrait enfin aux étudiants sages femmes d’accéder aux mêmes droits que les autres filières universitaires (Bourses du CROUS, priorité sur les logements du CROUS, droits aux services de médecine préventive, etc) et ouvrirait possiblement enfin la porte à la recherche en maïeutique, la revalorisation du diplôme d’Etat en diplôme de master, l’accession des sages femmes enseignantes à l’enseignement universitaire et la facilitation des doubles cursus. L’Anesf, depuis plusieurs années, prône l’intégration universitaire des écoles de sages femmes sous forme de composante autonome. C’est à dire, comme école universitaire, institut universitaire ou UFR de Maïeutique. Celle ci a été amenée, par décision du conseil d’administration, à faire évoluer ses positions le 3 octobre dernier, en élargissant ses revendications en faveur d’une intégration des écoles de sages femmes comme département de maïeutique au sein de ces UFR Santé.

 

Benjamin Rocheteau, VP études Maïeutiques 2015 – 2016

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