Her’actu – Engagement N°32 – Janvier 2019

Quoi de neuf chez HERA ? 

HERA est un projet de santé publique créé en février 2017. C’est un projet d’education et de sensibilisation aux relations affectives et sexuelles, et a la sante genesique des femmes. Il est composé de 3 axes : 

  • La prevention des cancers gynecologiques: cancer du sein et cancer du col de l’uterus
  • L’education a la vie affective et sexuelle
  • La sensibilisation a la contraception

Dans ce cadre, en août dernier, nous avons pu être présents aux Gay Games, qui avaient lieu à Paris ! Les Gay Games, c’est un évènement sportif et culturel, ouverts à toutes et tous, bien qu’historiquement destinés aux athlètes, artistes et musiciens LGBT+. Ils se tiennent tous les 4 ans partout dans le monde : la première édition s’est déroulée en 1982 à San Francisco.

Sur place, notre stand a eu un franc succès, et il nous a permis d’être au coeur de la prévention et de l’éducation à la vie affective et sexuelle, auprès du grand public. Sur notre stand était notamment exposé le jeu “Sous la couette” : c’est un support ludopédagogique destiné à la prévention dans le milieu scolaire (collège et lycée), mais aussi auprès du grand public. Ce jeu traite différents sujets, dont : la contraception, la grossesse, les Infections Sexuellement Transmissibles (IST), la sexualité, et la physiologie du cycle menstruel. Il sera bientôt proposé à la vente, aux associations locales d’étudiant.e.s sages-femmes qui pourraient être intéressées dans un premier temps !

Par ailleurs, en septembre 2018, le projet HERA a remporté la deuxième place aux Trophées de l’Engagement de la FAGE. Nous avons donc reçu une subvention financière, qui va nous permettre d’avancer encore plus dans notre projet !

Remboursement du préservatif 

Un pas de plus vers la lutte contre les IST En France, nous faisons face à un problème majeur de santé publique : la recrudescence des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), première cause d’infertilité en France, est responsable en grande partie de la transmission du VIH/SIDA, de certains cancers et de graves complications hépatiques et neurologiques.

Le préservatif est aujourd’hui le seul moyen de prévention contre la plupart des IST. Cependant, il n’est pas utilisé systématiquement, en particulier chez les jeunes : parmi les jeunes ayant pris un risque de pénétration, six sur dix déclarent ne pas avoir utilisé de préservatif. C’est pourquoi depuis le 27 novembre 2018, avec l’accord du Ministère de la Santé, le préservatif EDEN est le premier préservatif pris en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale.

Plus précisément, en ce qui concerne les modalités de prescription, décrites dans l’arrêté du 21 novembre 2018 portant inscription du préservatif masculin lubrifié EDEN des Laboratoires MAJORELLE au titre I de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l’article L. 165-1 du code de la sécurité sociale :

  • Le remboursement concerne les boîtes de 6 ou de 12 préservatifs masculins lubrifiés en latex EDEN, de la marque MAJORELLE, taille classique ou XL, conformes à la norme NF EN ISO 4074.
  • Leur remboursement est pris en charge dans la population générale âgée de plus de 15 ans, dans le cadre de la prévention des huit infections sexuellement transmissibles suivantes : Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), Virus de l’Herpes simplex (HSV-2), Papillomavirus (HPV), Hépatite B, Syphilis, Chlamydia, Gonorrhée, Trichomonas. 
  • La prescription est réalisée par un médecin ou par une sage-femme dans le cadre de l’arrêté du 27 juin 2006 modifié fixant la liste des dispositifs médicaux que les sages-femmes sont autorisées à prescrire. C’est donc un pas supplémentaire vers la lutte contre la transmission des IST !

L’ANESF s’engage une nouvelle fois au sein de la MIPROF

La MIPROF, c’est la Mission Interministérielle pour la PROtection des Femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains! Morgane Sauvaire (Vice-présidente en charge du Tutorat de l’ANESF) et Pauline Barbier (Vice-présidente en charge de la Santé Publique de l’ANESF) étaient présentes aux 6èmes journées interprofessionnelles de la MIPROF.

Les nouveaux outils de la MIPROF y ont été présentés (ils ont été envoyés à l’ensemble des administrateur.trice.s des associations locales d’étudiant.e.s sages-femmes), ainsi que des rappels sur des informations essentielles !

Les violences faites aux femmes prennent différentes formes : verbales, physiques, psychologiques, sexuelles, économiques, administratives. Elles s’exercent dans la sphère publique ou privée. Toutes ces violences sont interdites et punies par la loi.

En France, chaque année :

  • 219 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles dans le couple. En 2016, 123 femmes et 34 hommes ont été tué.e.s par leur conjoint.e ou ex-conjoint.e officiel.le (conjoint.e, concubin.e, pacsé.e) ou non-officiel.le et 25 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple parental.
  • 94 000 femmes déclarent avoir été victimes de viol ou tentative de viol. Dans 90 % des cas, la victime connaît son agresseur. Elles touchent tous les milieux sociaux, toutes les générations et tous les territoires, et rappelons que ces chiffres sont très sûrement sous-estimés.

Les mots à dire :

  • « La loi interdit les violences » 
  • « Vous n’y êtes pour rien » 
  • « L’agresseur est le seul responsable » > « Appelez le 3919 pour être informée de vos droits et connaître les associations d’aide près de chez vous » 

« Je vous donne les coordonnées des intervenants sociaux » Je vous rappelle que l’existence des ressources suivantes : 

  • Le 39 19 : « Violences Femmes Info » est le numéro d’écoute national anonyme et gratuit en métropole et dans les DOM – 7 jours sur 7 du lundi au vendredi de 9h à 22h, les samedi, dimanche et jours fériés de 9h à 18h. Il est destiné aux femmes victimes de tous types de violence, à leur entourage et aux professionnel.le.s. Il assure une écoute, une information et une orientation adaptée vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge. Il communiquera les coordonnées des associations locales. 
  • Le site stop-violencesfemmes.gouv.fr : C’est un site à destination des victimes, de leurs proches et des professionnel.le.s. Il contient des informations sur les différentes formes de violences commises à l’encontre des femmes, les modalités d’intervention des acteurs/actrices (repérage, ce que dit la loi, conseils, orientations – avec, notamment, une rubrique dédiée aux missions et aux coordonnées des associations nationales et locales).
  • Les ressources locales Le 21 février prochain, l’ANESF pourra participer au 3ème module de formation de la MIPROF, qui traitera des mutilations sexuelles féminines, des mariages forcés, et de la personnalité des agresseurs. Des formations que nous tâcherons de vous partager par la suite, pour qu’elles profitent à tous !

Amélioration de la formation et la sensibilisation des étudiant.e.s en santé aux problématiques LGBT+ Le Centre LGBT+ (Lesbien, Gai, Bi et Trans) d’Ile-de-France a pour but de promouvoir l’égalité des droits des personnes LGBT+, de lutter contre les discriminations et de se poser en centre d’accueil communautaire. Cette association dispose d’un Pôle Santé, qui s’occupe des problématiques de santé des personnes LGBT+.

Les relations entre les patient.e.s LGBT+ et les professionnel.le.s de santé, ainsi que les problématiques particulières qui touchent ces patient.e.s, et le manque de formation des professionnel.le.s, sont des sujets qui nécessitent d’être pris en charge. Pour cette raison, cette organisation a contacté plusieurs associations étudiantes des filières santé (FNEK, FNESI, ANEPF et ANEMF) dans le but ultime de développer les formations spécifiques aux problèmes de santé des LGBT+. Dans un premier temps, il a été décidé d’effectuer un état des lieux sur ce sujet. Un questionnaire, à destination des étudiant.e.s en santé, sera publié. Son objectif est de permettre la mise en place d’outils d’information, et de formations adaptées aux professionnel.le.s de santé de demain. Nous vous invitons à répondre à ce sondage, et à le diffuser au maximum !

Pauline Barbier Vice-Présidente en charge de la Santé Publique 2018 – 2019

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