AXE 2 : 

L’éducation à la vie sexuelle et affective

 

Dans l’article L. 312-16 du Code de l’éducation (datant du 4 juillet 2001), les équipes éducatives doivent préparer trois séances annuelles d’information et d’éducation à la sexualité dans les collèges et les lycées(7). L’article 19 de la loi du 13 avril 2016, qui vise à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, ajoute que « ces séances présentent une vision égalitaire des relations entre les femmes et les hommes »(6).

De plus, au sein  de la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle pour les années 2017 à 2030 figure l’axe suivant : «  Investir dans la promotion en santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes, dans une approche globale et positive »(6).

 

Cependant en 2008, en dépit de nombreuses initiatives mises en œuvre sur le territoire, un rapport d’information à propos de l’application de cette loi montre que la pratique reste insuffisante : « de contenu et de qualité inégaux, ces séances ciblées (sur la contraception ou sur d’autres sujets de santé) rencontrent des difficultés de mise en œuvre »(8). Ce constat est appuyé en 2016 : « L’application effective des obligations légales en matière d’éducation à la sexualité en milieu scolaire demeure encore parcellaire, inégale selon les territoires car dépendante des bonnes volontés individuelles. Elle est, selon le point de vue de certain.e.s acteur.rice.s, inadaptée aux réalités des jeunes. »(6). 25% des écoles déclarent alors n’avoir mis en place aucune action à ce sujet(6).

 

La mise en place du Service Sanitaire chez les étudiant.e.s de santé, progressive et prévue pour la rentrée 2019, a pour objectifs d’initier les futur.e.s professionnel.le.s de santé à la prévention primaire et à la promotion de la santé, ainsi qu’au montage de projet. Ce dispositif s’articule parfaitement avec les valeurs de HERA, qui prône l’expertise des étudiant.e.s sages-femmes. Il permettra également de renforcer l’interprofessionnalité, primordiale pour des sujets transversaux comme celui de la santé sexuelle et affective.

 

Par ailleurs, l’ANESF a pour but de collaborer avec les acteur.trice.s territoriaux.ale.s responsables de ces interventions, et à long terme de créer un pool d’étudiant.e.s sages-femmes formateur.trice.s en santé sexuelle, avec un programme national de formation pour ces bénévoles.

 

Afin d’accompagner les associations de son réseau à préparer ces interventions, l’ANESF souhaite, par ailleurs, développer des outils pédagogiques, adaptés à la prévention auprès des publics les plus jeunes. Le premier outil développé est un support ludo-pédagogique, que nous avons nommé « Sous la couette ».

 

À terme, un travail collaboratif avec le Ministère de l’Éducation Nationale permettrait d’élaborer un enseignement plus efficient et adapté, inclus dans le programme scolaire de l’élémentaire à la fin du secondaire.

 

L’ANESF prône également la mise en place de permanences de sages-femmes au sein des collèges, lycées, et CEPF qui contribueraient, en plus du travail effectué par les infirmières scolaires, à une éducation des jeunes sur le sujet et à aider à défaire les « tabous » actuels sur la vie affective et sexuelle. L’introduction d’une consultation d’information et sensibilisation à la vie affective dans le parcours de soins d’une jeune fille, de 12 ans à la veille des 18 ans, réalisée par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue, permettrait là encore de pallier à ce manque d’éducation sanitaire. Ces objectifs témoignent de la volonté active de l’ANESF à encourager les mesures préventives nécessaires afin d’améliorer la santé des femmes.

 

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