CDP : 05 mai 2014, Journée mondiale de la Sage-femme. Le COLLECTIF des sages-femmes appelle à un rassemblement national à Paris

 

05 mai 2014, Journée mondiale de la Sage-femme.

Le COLLECTIF des sages-femmes appelle à un rassemblement national à Paris

 

2014, année de mobilisation de toute la profession sans précédent,

2014, année où les sages-femmes ont dit stop

Stop à l’injustice ! Stop à la discrimination ! Stop à l’invisibilité !

Stop aux dégradations de la qualité des soins génésiques et périnataux pour les femmes !

1er recours, décret de périnatalité, reconnaissance des compétences et du caractère médical de la profession dans les faits, formation universitaire autonome et développement de la recherche propre à la profession. Plus de 6 mois de grève et d’actions, et le ministère n’a toujours pas entendu nos revendications.

>Les sages-femmes ne peuvent se contenter d’une circulaire qui ne fait qu’une vague promesse d’information aux femmes dans le livret d’accueil remis à l’entrée en maternités publiques. Pourtant, c’est bien en amont qu’il faut agir.

Le Collectif des sages-femmes n’a eu aucune réponse aux propositions faite pour leurs rôles dans la Stratégie Nationale de Santé pour la Santé des femmes; celles-ci ont été travaillées et réfléchies par des sages-femmes de tous les modes d’exercice (hospitalière, privée, libérales, territoriale….) et de tous horizons.

http://www.onssf.org/Documents/20140216_parcours%20de%20sante%20femmes_Collectif%20SF_partie%20I.pdf

http://www.onssf.org/Documents/20140216_parcours%20de%20sante%20femmes_Collectif%20SF_partie%20II.pdf

La DGOS ne réunit plus les Groupes de travail depuis mars.

Le parcours de santé des femmes nécessite une bonne articulation entre le suivi médical en ville, le séjour en établissement de santé lorsqu’il est nécessaire, et le retour à domicile.

Pour les femmes en bonne santé, ce parcours doit être simple, axé sur la prévention et le dépistage, prenant en considération les femmes dans leur contexte psycho-socio-économique et dans le respect de l’autonomie des sages-femmes de par le caractère médicale de leur profession. En cas de risques identifiés ou dépistés, les sages-femmes sauront s’intégrer dans le parcours de santé de ces femmes et de leurs nouveau-nés en collaboration confraternelle avec les autres professionnels de santé.

La recherche en maïeutique, si les sages-femmes françaises avaient la possibilité de la développer, permettrait de faire valoir la vision d’un parcours de soin répondant au désir des femmes. Celle-ci passe également par la reconnaissance d’un enseignement universitaire autonome tout au long des études. Il n’y a toujours aucune proposition concrète quant à la mise en place de structures universitaires autonomes et les enseignantes n’ont toujours pas de statut à l’heure actuelle, et la question est éludée par le ministère.

La loi sur la Stratégie Nationale de Santé, en cours d’élaboration, semble encore avoir oublié les sages-femmes. La juste place des sages-femmes se situe dans la prise en charge des soins primaires (prévention, dépistage, éducation, orientation) et en interdisciplinarité quand une pathologie est suspectée voire diagnostiquée aussi bien en périnatalité qu’en suivi gynécologique ou en consultations de contraception.

Le 5 mai 2014, partout dans le monde, les sages-femmes seront mobilisées pour rappeler le rôle de leur profession ! En France, sages-femmes et étudiants sages-femmes seront à Paris pour dénoncer à nouveau le recul inadmissible dans les classements européens de la France en ce qui concerne la santé périnatale et la santé génésique des femmes.

Le 05 mai 2014, les sages-femmes montreront au gouvernement que cette société ne pourra plus jamais penser la santé publique sans les sages-femmes.

Le Collectif des sages-femmes (ONSSF, CNSF, ANSFC, ANESF, CNEMa, CFTC santé sociaux)

Contacts presse pour le Collectif des sages-femmes :

Caroline RAQUIN (Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes) : 06 66 42 95 94

Nicolas DUTRIAUX (Collège National des Sages-Femmes de France) : 06 12 89 22 64

Yannick LARTIGUE (Fédération Santé CFTC) : 06 81 89 21 92

Isabelle DERRENDINGER (Conférence Nationale des Enseignants en Maïeutique) : 06 46 81 18 01

Sylvie BONNEFONT (Association Nationale des Sages-Femmes Cadres) : 06 74 36 32 45

Anthony WEBER (Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes) : 06 46 13 20 87

le pdf ici : 20140422_CDP_5 mai_vd

CDP : 16 octobre 2013/ 16 mars 2014 : un conflit sans précédent chez les sages-femmes. Une semaine noire s’annonce….


16 octobre 2013/ 16 mars 2014 : un conflit sans précédent chez les sages-femmes.

Une semaine noire s’annonce….

 

Depuis 5 mois , les sages-femmes et les étudiants sage-femme se sont mobilisés revendiquant la reconnaissance d’un vrai statut médical quel que soit leur mode d’exercice, proposant des mesures concrètes pour la visibilité de leur profession comme praticien de premier recours, réclamant une formation universitaire autonome et défendant tant leur profession qu’une vision de santé publique pour les femmes de France.

 

En effet, leurs revendications visent un objectif majeur : améliorer l’organisation périnatale en France et répondre à la demande des femmes d’une offre de soins plus égalitaire, plus respectueuse de leur choix, plus efficiente.

 

Ils n’ont toujours pas été entendus par le gouvernement.

 

Ni la Ministre de la santé, ni le Premier Ministre n’ont voulu prendre la mesure de leur ras-le -bol, de leur colère face à la discrimination faite à cette profession presqu’exclusivement féminine, ils préfèrent écouter l’idéologie corporatiste d’une autre profession qui refuse l’égalité par peur de perdre le pouvoir.

 

Les sages-femmes sont traitées dans ce pays comme les femmes de ce pays : quelques belles paroles, quelques vagues promesses en mars mais aucun acte fort et concret afin de leur permettre d’accéder à l’égalité.

 

Etre égal à l’autre, ce n’est pas être « pareil » c’est reconnaitre les différences sans générer d’injustice, c’est permettre d’être complémentaire sans être assujetti : les femmes ne veulent pas être des hommes, les sages-femmes ne veulent pas être des pharmaciens, des dentistes ou des médecins !

 

Les sages-femmes et les étudiants sage-femme, par l’intermédiaire du Collectif des sages-femmes, réitèrent donc leurs revendications :

 

  • un parcours de santé pour la femme enceinte et le suivi gynécologique, avec une visibilité de la sage-femme comme praticien de 1er recours en complémentarité professionnelle, sans sujétion ni soumission, avec les autres praticiens médicaux.

  • un statut hospitalier qui garantit leur autonomie et reconnait entièrement leur spécificité médicale celui des « personnels médicaux hospitaliers », leur permettant d’accéder à un statut de praticien hospitalier sage-femme. Ce statut existe déjà, il est inscrit dans le code de la santé publique et accessible actuellement aux deux autres professions médicales et aux pharmaciens.

  • la reconnaissance du statut médical également pour les sages- femmes territoriales et du secteur privé,

  • un salaire à hauteur des compétences et des responsabilités.

  • l’intégration des écoles de sages-femmes dans des composantes autonomes au sein des universités ainsi que la création du statut des sages-femmes enseignantes le permettant.

 

5 mois de concertation , 5 mois de communication, de démarches pédagogiques et les groupes de travail mis en place depuis janvier se révèlent stériles, l’immobilisme de la DGOS et le corporatisme des syndicats de médecins empêchant toute réflexion inter professionnelle efficace et permettant d’élaborer des mesures concrètes, pour exemple la troisième réunion sur le 1er recours.

 

Devant tant de déni, de mépris et de dénigrement, les sages-femmes et les étudiants sage-femme ont décidé de continuer le combat. Depuis 13 ans, ils demandent cette reconnaissance, depuis 5 mois ils ne désarment plus.

 

Une semaine noire s’annonce dans les maternités, les cabinets libéraux, les écoles de sages-femmes dont jeudi sera le point culminant.

 

M. le Premier Ministre, vous êtes le chef du gouvernement, votre Ministre de la santé, malgré ses annonces médiatiques reste sourde et semble encore méconnaître les problématiques de la profession.

 

M. le Premier Ministre allez-vous suivre la même voie méprisante, continuant d’ignorer nos appels, nos courriers et nos alertes ?

 

Qui donc porte la responsabilité de la situation catastrophique actuelle?

 

 

 

Le Collectif des sages-femmes

 

ONSSF, CNSF, ANSFC, ANESF, CNEMa, CFTC santé sociaux

le pdf ici : 20140316_CDP_semaine noire SF_vd

CDP 7-3-2014 L’Anesf s’engage à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants

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Paris, le 7 Mars 2014

 

Communiqué de Presse

L’Anesf s’engage à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants

         Ce vendredi 7 Mars, veille de la Journée Internationale des droits des femmes, l’Anesf signe, sous la tutelle du Ministère des droits des femme et à l’initiative de Gynécologie sans Frontière, le Manifeste de lutte contre les violences faites aux femmes.

Trop de femmes et d’enfants sont aujourd’hui encore victimes de violences. Chaque année, 201 000 femmes, âgées de 18 à 59 ans, sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles dans le cadre de leur vie conjugale. Plus d’une femme sur cinq déclare avoir subi, au moins une fois dans sa vie, une forme de violence sexuelle. En France tous les ans, 95 000 enfants sont signalés comme enfants en danger de maltraitance.

Il est temps que les professionnels de santé prennent enfin toute leur place dans le dépistage et la prise en charge de ces femmes et de ces enfants. Qu’ils se forment et se sensibilisent à ce problème de santé publique. Ils doivent s’associer pour que chaque femme puisse avoir accès à un réseau de prise en charge fort et protecteur.

Le Ministère des Droits des Femmes s’associe aux professionnels de santé et lance une campagne de communication et d’information auprès des patients. Le Manifeste du 7 mars, sera envoyé puis affiché dans chaque salle d’attente des cabinets de médecin et de sage-femme français. Toute patiente victime de violences doit pouvoir y trouver un lieu d’écoute, d’aide et de confiance.

 

En co-signant le Manifeste du 7 Mars, l’Anesf se déclare contre les violences faites aux femmes afin de pouvoir dire : « Vous êtes les victimes, nous sommes à votre écoute, nous pouvons vous aider ».

Sont signataires du Manifeste : Gynécologie Sans Frontières, Association des Gynécologues-Obstétriciens en Formation, Anesf, Collège National des Gynécologues-Obstétriciens Français, Collège National des Sages-Femmes, Conseil National de l’Ordre des Médecins, Conseil des Doyens des Facultés de Médecine, Conseil National de l’Ordre des Sages-Femmes, Conférence des doyens des facultés de médecines, FNCGM, SFG, SFMP, Société française de pédiatrie, Syndicat des Gynécologues-Obstétriciens Français, Union Nationale et Syndicale des Sages-Femmes, Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes, Société Française de Maïeutique.

 

 

 

Contacts :

Claire Biros

Chargée de Mission Prévention, Citoyenneté, Solidarité

> 06 03 40 43 45

> cm.pcs@anesf.com

Thomas Savary

Président

> 06 74 62 52 31

> president@anesf.com

CDP : 17.02.2014 : La marche des sages-femmes III

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LA MARCHE DES SAGES-FEMMES III

Pendant 4 mois, nous avons accepté les réunions, tables rondes et concertations, mais aussi supporté les insultes de certains syndicats, les coups tordus, les atermoiements du ministère et l’ignorance de nos interlocuteurs. Comme nous le craignions, tout a été fait pour étouffer la voix des sages-femmes, faire traîner en longueur, épuiser le mouvement légitime de la profession.

Outre une méconnaissance flagrante du dossier, le Ministère de la Santé a fait montre d’une gestion assez catastrophique de la problématique des sages-femmes, usant de tous les moyens de pression pour nous faire taire, prenant le risque d’exacerber les tensions entre les différents partenaires, essayant même les divisions au sein de la profession.
>Pour autant, c’est une profession unie qui marchera encore, et pour la 3ème fois sur Paris, pour défendre la voix des sages-femmes.

La cause des sages-femmes est une juste cause, il s’agit de l’exercice de la profession de sage-femme, dans son ensemble, et donc de la santé des femmes.

Nous n’oublions pas que le 16 octobre, 1er jour du mouvement, rien ne concernait la profession de sage-femme dans la stratégie nationale de santé. Il s’en est fallu de peu, que nous disparaissions totalement. Depuis, à l’indifférence, s’est ajouté le mépris.

> Sages-femmes hospitalières : invisibles, seule profession médicale n’ayant pas accès au statut de Personnel Médical Hospitalier et statut de Praticien Hospitalier

> Sages-femmes enseignantes : invisibles, sans statut universitaire

> Sages-femmes libérales : invisibles, absentes du 1er recours

>Étudiants sage-femme : invisibles, sans statut d’étudiant, sans formation universitaire autonome, à l’instar des autres professions médicales.

Madame la Ministre fait le tour des médias, répétant que le travail est en cours. Nous les sages-femmes, dénonçons ces réunions où rien n’évolue.

Madame la Ministre oublie ses responsabilités, préférant le jeu politique, à la justice et la santé des femmes, évaluant les forces de lobbying et de nuisance, comme un moindre mal !

Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes sont en grève depuis 4 mois, sans que personne ne soit en danger.

Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes ont fait nombre de propositions, sans réponse concrète.

Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes manifestent et interpellent sans violence.

Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes ont accepté de discuter avec tous les partenaires, malgré les attaques, les insultes, et l’inertie coupable du Ministère.

Que le Ministère de la santé, prenne ses responsabilités, avec un vrai courage politique, répare les injustices, se soucie de la santé des femmes, de ses concitoyens, entende la voix des sages-femmes, plus que le bruit de nos pas !

CDP du 03.02.2014 : Affirmer l’accès à l’Interruption Volontaire Grossesse comme liberté individuelle inaliénable.

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A Paris, le 3 février 2014

 

La récente situation de l’Espagne en matière de droit d’accès à l’IVG inquiète l’Anesf et ses étudiants en tant que futurs professionnels centrés sur la santé génésique des femmes.

 

Le projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy, visant à limiter l’accès à l’IVG (possible jusqu’à 12 semaines de grossesse )aux femmes ayant subi un viol  ou si la grossesse représente pour elles une menace durable pour leur santé physique ou psychque, prouve que les droits des femmes sont, aujourd’hui encore, fragiles et menacés.

 

Cette politique ne répond ni aux volontés internationales actuelles de garantie de la santé des femmes, ni aux recommandations des textes internationaux de l’Organisation Mondiale de la Santé[1] et de l’Organisation des Nations Unies[2].

 

L’Anesf  rappelle que toute limitation du droit à l’IVG ne fera que signer un retour aux pratiques clandestines et illégales d’avortements qui mettaient la vie des femmes en danger il y a encore quelques dizaines d’années, et contre lesquelles de nombreuses femmes se sont battues.

 

A l’occasion des diverses manifestations mises en place partout en France, l’Anesf réaffirme :

Qu’il est important de garantir la liberté des femmes à disposer de leur corps comme un droit inaliénable.

Que toute femme doit pouvoir disposer du choix d’interrompre une grossesse, s’agissant d’une liberté individuelle.

 

En aucun cas la santé des femmes ne doit souffrir de combats idéologiques.  

Contacts presses:
Manon RISDORFER

Vice présidente en charge de la prévention,solidarité, citoyenneté pour l’Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes

tel : 06 17 95 47 88

Thomas Savary

Président de l’Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes

tel : 06 24 63 21 07

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[1] Avortement sécurisé : Deuxième édition Directives techniques et stratégiques à l’intention des systèmes de santé   OMS

[2] RECOMMANDATIONS GENERALES adoptées par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes    ONU