La PACES

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L’organisation générale de la PACES est définie par l’arrêté du 28 octobre 2009 relatif à la première année commune aux études de santé (extrait de l’article 3).

La formation est ainsi structurée « en deux semestres et associe des enseignements théoriques et dirigés. (…) La formation dispensée au cours des deux semestres comporte des unités d’enseignement communes aux quatre filières de médecine, d’odontologie, de pharmacie et de sage-femme. S’y ajoutent :

• durant le premier semestre, une information sur les différents métiers correspondant à ces filières et une sensibilisation à la recherche biomédicale ;

• durant le second semestre, une unité d’enseignement spécifique à chacune des filières.»

En fonction des exigences de chaque filière, une UE peut avoir un coefficient différent selon le concours (mais elle aura toujours la même valeur en ECTS…). Par exemple, on imagine aisément que l’UE 6 sur la connaissance du médicament aura un coefficient plus élevé dans le concours de pharmacie que dans le concours d’odontologie.

Le programme de la PACES comporte donc :

• un tronc commun composé de 7 UE pour un total de 50 ECTS : 6 UE de sciences fondamentales (42 ECTS) et une UE santé-société-humanité (8 ECTS).

• une UE spécifique de 10 ECTS en fonction du concours présenté : médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique. Évidemment, si vous présentez plusieurs concours, vous suivrez les enseignements de plusieurs UE spécifiques : vous devrez valider 7 UE du tronc commun ainsi que les UE spécifiques et vous classer en rang utile (c’est-à-dire dans la limite du numerus clausus) dans au moins un concours pour poursuivre votre cursus en année supérieure.

Programme des UE spécifiques

D’une façon plus détaillée, l’année est divisée en deux semestres, dont les enseignements sont organisés ainsi :

Semestre 1 ou S1 (30ECTS) Semestre 2 ou S2 (30ECTS)
UE 1 : 10 ECTS
Atomes – Biomolécules – Génome – Bioénergétique – Métabolisme
UE 3 (2ème partie) : 4 ECTS
Organisation des appareils et systèmes (1) : Aspects fonctionnels et méthodes d’études
UE 2 : 10 ECTS
La cellule et les tissus
UE 5 : 4 ECTS
Organisation des appareils et systèmes (2) : Aspects morphologiques et fonctionnels
UE 3 (1ère partie) : 6 ECTS
Organisation des appareils et systèmes (1) : Aspects fonctionnels et méthodes d’études
UE 6 : 4 ECTS
Initiation à la connaissance du médicament
UE 4 : 4 ECTS
Evaluation des méthodes d’analyses appliquées aux sciences de la vie et de la santé
UE 7 : 8 ECTS
Santé, Société, Humanité
UE spécifiques : 10 ECTS

En fonction des exigences de chaque filière, une UE peut avoir un coefficient différent selon le concours (mais elle aura toujours la même valeur en ECTS…). Par exemple, on imagine aisément ue l’UE 6 sur la connaissance du médicament aura un coefficient plus élevé dans le concours de pharmacie que dans le concours d’odontologie.

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Tutorat en PACES

Dans la plupart des universités de France où se déroule la PACES, un tutorat s’est mis en place, dont la gestion peut être assurée de différentes manières. En règle générale ce sont les associations d’étudiants qui sont en charge de cette mission ; à défaut, c’est à la faculté qu’incombe cette tâche.

Le tutorat fut l’une des mesures phares de la réforme de la première année d’étude commune aux filières médicale, odontologique, maïeutique et pharmaceutique imposant dorénavant aux facultés sa mise en place.

Bien que souvent géré par des étudiants en médecine et en pharmacie, il est tout à fait possible pour les étudiants sages-femmes de participer à l’élaboration des sujets de tutorat ainsi qu’à son organisation. En effet, la transmission du savoir sera un souci constant dans notre profession, et elle débute dès les premières années d’études. Si la participation au tutorat est rarement émunérée – car créé par les associations étudiantes locales à but non lucratif – elle pourra en revanche permettre la validation d’Unités d’Enseignement optionnelles “(ce système est d’ores et déjà en application pour les étudiants en Maïeutique dans certaines facultés).

La création de la PACES, avec ses Unités d’Enseignement Spécifiques, a laissé toute la place aux étudiants sages-femmes dans la gestion du tutorat. En effet, qui mieux qu’un ESF peut se charger de la création des sujets ou des Travaux Dirigés portant sur l’UE Spécifique maïeutique ? Ce premier pas a également permis, dans certains endroits, l’implication des ESF dans toutes les UE du tronc commun.

Mais à ce jour, toutes les facultés ne disposent pas d’étudiants sages-femmes au sein de leur tutorat.

Il semble donc important que les étudiants puissent s’investir dans cette initiative indispensable… à l’égalité des chances entre les candidats.

 

La loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche introduit à titre expérimental, pour une durée de six ans, et par dérogation aux dispositions du I de l’article L. 631-1 du code de l’éducation, la possibilité de porter des expérimentations sur les modalités d’admission dans les études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et de maïeutique sous la forme :

  • D’une réorientation des étudiants de la première année commune aux études de santé à l’issue d’épreuves organisées au plus tôt huit semaines après le début de celles-ci. La réorientation peut être systématique, le nombre de ces réorientations ne pouvant alors excéder un pourcentage du nombre d’inscrits, déterminé par arrêté après consultation des organisations représentatives concernées. Une réorientation facultative peut également être proposée aux étudiants au-delà de ce pourcentage. L’université assure dans tous les cas la réorientation de ces étudiants en leur proposant une inscription dans une formation qui les accueille dès l’année universitaire en cours

  • D’une admission en deuxième ou en troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de maïeutique après une à trois années d’un premier cycle universitaire adapté conduisant à un diplôme national de licence.

Au cours de la cinquième année du processus d’expérimentation, les ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé présenterons conjointement au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche un rapport d’évaluation des expérimentations, qui sera adressé ensuite au Parlement.

Ce rapport doit permettre de définir les contours des futures modalités de sélection qui viendrons modifier – ou remplacer – la Paces.