Le premier cycle

La 1ère année de la 1ère phase est donc devenue la L2 maïeutique, avec les modifications dans l’organisation des études que cela implique. Les enseignements se présentent désormais sous forme d’UE (unités d’enseignement), dont une UE clinique avec des temps de stages nettement réduits par rapport à l’ancien schéma des études mais étant augmentés en master. En outre, 10 à 20% des UE sont sous forme d’UELC (UE Librement Choisies) parmi plusieurs options.

D’après l’arrêté du 19 juillet 2011, le premier cycle a pour objectifs l’acquisition de connaissances :

• Scientifiques : biologie, certains aspects des sciences exactes, sciences humaines et sociales

• En santé publique, en sémiologies clinique et paraclinique

• Fondamentales de physiopathologie et de pharmacologie

L’apport théorique est complété par des activités de raisonnement clinique et d’apprentissage pratique.

Quatre principes régissent l’acquisition de ces connaissances :

• la non-exhaustivité : la progression très rapide des connaissances conduit à rejeter toute idée d’exhaustivité. L’enjeu est d’acquérir des concepts qui permettront à l’étudiant de disposer
des outils pour faire évoluer ses savoirs et ses savoir-faire. L’initiation à la recherche dans le champ de la santé est de ce fait nécessaire ;

• la participation active de l’étudiant : il convient de favoriser l’acquisition des connaissances à travers la participation active de l’étudiant sous forme de travaux dirigés, d’exposés, d’approche par problème, de stages pour lesquels un tutorat et un contrôle des connaissances adapté est mis en place ;

• l’interdisciplinarité : son apprentissage prépare à la collaboration entre futurs professionnels de la santé. Elle s’établit dans des UE faisant appel à l’intégration de différentes disciplines autour de l’étude de situations cliniques clés et/ou de problèmes de santé ;

• l’ouverture : pour préparer les différentes orientations professionnelles, la formation comprend des UE librement choisies ou libres. Elles peuvent correspondre à une initiation à la recherche à travers des parcours de masters ou même concerner des disciplines non strictement médicales. Elles permettent ainsi aux étudiants d’acquérir des spécificités et de s’engager éventuellement dans des doubles cursus qu’ils pourront développer au cours de leur formation de niveau master.

Ce nouveau système, contrairement au précédent, offre beaucoup d’autonomie aux structures dans l’organisation des UE, notamment dans l’attribution du nombre d’ECTS par UE et dans les choix d’UELC. De plus, le système d’ECTS (European Credits Transfer System) intègre le temps de travail personnel dans le compte des heures allouées à une UE. Enfin, cette réforme permet également une mutualisation simplifiée des enseignements avec les étudiants des autres formations de la PACES. Tout ceci permettra d’offrir à la formation un ensemble de compétences communes sur le territoire mais avec une façon d’exercer différente.