22 avril 2013

Le deuxième cycle

L’organisation du deuxième cycle est définie par l’Arrêté du 11 mars 2013 relatif au régime des études en vue du diplôme d’Etat de sage-femme.

Le deuxième cycle sanctionne l’acquisition d’une formation approfondie en sciences maïeutiques ; il comprend quatre semestres de formation validés par l’obtention de 120 crédits européens correspondant au niveau master. Peuvent s’inscrire en deuxième cycle des études en sciences maïeutiques les étudiants titulaires du diplôme de formation générale en sciences maïeutiques.

 

Cours

 

L’organisation des enseignements théoriques se fait selon 7 ensembles d’unités d’enseignements, ou UE :

 

Obstétrique, maïeutique, démarche clinique, diagnostic anténatal et médecine fœtale

Ces UE représentent l’apprentissage de la surveillance prénatale de la grossesse physiologique, de la réalisation de l’accouchement et de la prise en charge des patientes présentant des complications de la grossesse. Elles englobent aussi l’apprentissage de l’échographie obstétricale.

 

Néonatalogie – pédiatrie

Ces enseignements permettent l’acquisition des connaissances en physiopathologie nécessaires à la prise en charge d’un nouveau-né présentant une pathologie ainsi qu’à la participation à la prise en charge des urgences néonatales.

 

Gynécologie – santé génésique des femmes et assistance médicale à la procréation

Ces UE balayent largement les domaines de la gynécologie, allant de la contraception au suivi gynécologique et à la prévention des infections sexuellement transmissibles en passant par la prise en charge du désir d’enfant dans sa globalité.

 

Pharmacologie

Les compétences de la sage-femme en pharmacologie doivent être en lien avec son droit de prescription ainsi qu’avec son exercice. L’enseignement de pharmacologie permet l’acquisition de connaissances générales de pharmacocinétique orientées vers la santé génésique de la femme, l’obstétrique, la néonatologie et la pédiatrie. Il doit permettre d’améliorer la qualité et la sécurité de la prescription et de l’optimiser sur le plan économique.

 

Santé publique

L’enseignement de santé publique tient compte de la place de la sage-femme dans le système de santé. Il est orienté vers la prévention et l’éducation.

 

Sciences humaines et sociales – droit, économie, management et langue étrangère

Cet enseignement recouvre une large gamme de concepts, comme la psychologie et les affections psychopathologiques de la femme et du nouveau-né, les bases légales et les priorités de la politique de santé du système français ou les concepts d’économie de la santé. Il comporte aussi un approfondissement des compétences des étudiants en Anglais.

 

Recherche

Cette UE permet d’approfondir l’initiation à la recherche dans la continuité des enseignements dispensés au cours du premier cycle des études en sciences maïeutiques.

 

Stages

 

L’enseignement clinique, c’est à dire les stages, est lui aussi organisé sous la forme d’une unité d’enseignement : c’est l’UE clinique. Cet enseignement à pour finalité le développement des compétences fondamentales nécessaires à l’exercice de la profession de sage-femme, l’acquisition des compétences spécifiques et transversales décrites dans le référentiel métier et compétences de sage-femme, la maîtrise du raisonnement clinique et la mise en relation des enseignements théoriques avec les situations cliniques.

Il suit la même logique d’organisation choisie  pour le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques.

De plus, un stage d’une durée d’un semestre à temps plein est organisé au cours du troisième ou du quatrième semestre du deuxième cycle.

 

Mémoire « études et recherche »

 

En fin de deuxième cycle, l’étudiant présente un mémoire de fin d’études. C’est un travail individuel de recherche en lien avec la profession. Il comprend 40 à 60 pages (hors bibliographie et annexes). Ses objectifs sont d’effectuer une démarche de recherche et de permettre à l’étudiant de réfléchir sur la profession, son avenir et ses pratiques. Le thème est choisi par l’étudiant qui le soumet à l’approbation de l’équipe pédagogique. Une problématique est ensuite définie : l’étudiant va s’efforcer d’y répondre en mettant en oeuvre divers moyens d’études et de recherche.

Le mémoire est préparé sous la conduite d’un directeur de mémoire et présenté à l’issue de la seconde phase. La soutenance est publique, devant un jury comprenant au moins trois membres dont l’un est extérieur à la structure de formation :

  • deux sages-femmes dont une sage-femme enseignante de l’équipe pédagogique ;

  • un expert du thème traité.

Le jury est présidé par une sage-femme titulaire au minimum d’un diplôme universitaire de deuxième cycle.

Pour les étudiants inscrits en parcours recherche, le jury du mémoire est présidé par un enseignant-chercheur ou par une sage-femme titulaire d’un doctorat.

La validation du mémoire s’accompagne d’une mention : passable, honorable, très honorable, très honorable avec félicitations du jury. En cas de non-validation, le candidat se présente à une 2ème session. En cas de redoublement, l’étudiant garde le bénéfice de la validation de son mémoire.