Contribution – Délocalisation de l’accès aux études de santé
Selon le rapport “Remédier aux pénuries de médecins dans certaines zones géographiques” de la DREES [1], un·e étudiant·e issu·e d’un territoire rural où l’accès aux soins est limité, a davantage de chances de revenir s’installer dans ce même bassin de vie après sa formation. Ce maillage territorial de l’offre de formation devrait favoriser, à terme, une meilleure répartition des professionnel·le·s de santé, en recrutant des étudiant·e·s originaires de ces zones plutôt qu’en imposant à d’autres de venir y étudier. L’objectif est clair : mieux adapter l’offre de soins aux besoins réels de la population. Entre-temps, la Cour des comptes a sorti son rapport en décembre 2024 sur “L’ACCÈS AUX ÉTUDES DE SANTÉ, quatre ans après la réforme une simplification indispensable”[2]. Dans ce dernier, le sénat mentionne une volonté d’ouvrir une voie commune d’entrée dans les études de santé dans chaque département. Selon la volonté du gouvernement, dès la rentrée 2026, une première année d’accès aux études de santé devra être déployée dans chaque département. Le déploiement de cette mesure se réalisera à partir de la rentrée universitaire 2026 avec l’ouverture d’au moins une dizaine de sites, en vue d’une généralisation dans l’ensemble des départements identifiés, à la rentrée universitaire 2027.
Alana Bouvier
Vice-présidente chargée de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, 2025-2026
