Contribution – Service sanitaire
Le service sanitaire des Étudiant·e·s en Santé (SSES), instauré par le gouvernement en 2018, a pour objectif de former les étudiant·e·s en santé à la prévention et à la promotion de la santé en les impliquant dans des actions concrètes auprès de publics variés. L’intention première de ce dispositif est de sensibiliser les futur·e·s professionnel·le·s de santé aux enjeux de prévention et de leur permettre d’acquérir des compétences dans ce domaine. Cependant, même si cette initiative annonçait beaucoup d’objectifs pertinents au départ, sa mise en œuvre pose de nombreuses difficultés, en particulier pour les étudiant·e·s en maïeutique. En effet, selon une enquête réalisée par l’ANESF en février 2025, 22 % des étudiant·e·s sages-femmes ayant répondu au questionnaire affirment que le service sanitaire n’a pas répondu à leurs attentes et 39 % pensent que cette expérience ne leur sera pas utile en tant que futur·e·s professionnel·le·s de santé (1). Cette enquête souligne ainsi les lacunes du dispositif et la nécessité d’améliorations.
Dès lors, une question essentielle se pose : comment garantir que le SSES remplisse ses objectifs de prévention primaire et de sensibilisation des étudiant·e·s sages-femmes, sans compromettre leur formation initiale ? L’ANESF souhaite mettre en lumière les problématiques spécifiques à la filière maïeutique et proposer des améliorations afin d’assurer un service sanitaire véritablement formateur et accessible à toutes et à tous. Cette contribution est issue d’un travail de la Commission Enseignement Supérieur et Recherche de l’ANESF (CESRA) 2024-2025, mené par
Jeanne Conan,
Vice présidente chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 2024-2025
