Fiche technique – Greffe d’utérus
our des femmes souffrant d’une absence congénitale d’utérus liée au syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH) (100 à 200 par an en France), ou d’une ablation de l’utérus à la suite d’un cancer, d’endométriose, de fibrome ou d’une hémorragie de la délivrance (hystérectomie d’hémostase), la grossesse était jusqu’à présent impossible. La greffe d’utérus serait une solution pour pallier cette infertilité utérine.
Ce n’est pas une thérapeutique traditionnelle de l‘infertilité, cependant les autres alternatives sont l’adoption et la GPA (gestation pour autrui).
Avant l’opération, une fécondation in vitro (FIV) est effectuée avant le début du traitement immunosuppresseur pour la receveuse afin que les embryons soient génétiquement ceux du couple.
On effectue une hystérectomie élargie pour la donneuse (utérus et tiers supérieur du vagin) qui permet de sauvegarder les différents vaisseaux. Pour la receveuse, l’opération se déroule par laparotomie, l’utérus transplanté sera relié au haut de son vagin et tous les vaisseaux seront anastomosés.
Le greffon sera surveillé pendant 12 mois avec l’apparition des premières menstruations, avant l’implantation d’un embryon.
La greffe sera éphémère car une fois la grossesse menée, l’utérus sera retiré lors de la césarienne pour limiter la prise des immunosuppresseurs et de rejet du greffon.
La transplantation utérine est régie par des critères d’inclusion et d’exclusion de la donneuse et de la receveuse (antécédents médicaux, chirurgicaux, psychologiques, habitudes de vie, …)
Auriane ARRIVE
Membre de la CELBA 2020-2021
