Le projet HERA

Contexte

La promotion de la santé sexuelle et reproductive s’est grandement développée ces dernières années. On voit apparaître cette notion pour la première fois dans le Code de la Santé Publique à l’occasion de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. Cependant, malgré des avancées récentes, ce sujet reste insuffisamment traité : en effet, les constats en France témoignent de la nécessité de développer la prévention dans ce domaine :

1 %

On estime que moins de 65% des françaises participent au dépistage du cancer du sein (organisé ou individuel) dans l’intervalle de temps recommandé(1). Ce constat est aussi inquiétant pour le cancer du col de l’utérus, avec un taux de dépistage de 62%(2)

Concernant les comportements, malgré de nombreuses campagnes d’information menées par les institutions, professionnels ou associations, on remarque une baisse de vigilance envers les Infections Sexuellement Transmissibles (IST), notamment chez les jeunes, avec une diminution de l’usage du préservatif, et un sentiment de désinformation sur le Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise (SIDA)(3). Ceci est à l’origine d’une augmentation de certaines infections, telles que les infections à syphilis, les gonococcies, et les chlamydioses(4).

Enfin, la question se pose sur les connaissances concernant la contraception : en effet, d’après le Baromètre Santé 2016(5)la pilule est toujours la méthode de contraception la plus utilisée, sans être pour autant la plus adaptée à chacune, et souvent à l’origine de nombreux oublis. Toutefois, une baisse de l’utilisation de la pilule au profit du Dispositif Intra-Utérin (DIU, anciennement appelé « stérilet ») commence à s’observer. On constate également une stagnation du nombre d’IVG, la majorité de ces grossesses survenant pourtant chez des femmes utilisant un moyen de contraception(6).

HERA est un projet

De ce fait, à l’heure de la mise en avant de certaines priorités telles que définies dans la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle(6), l’Association Nationale des Étudiant.e.s Sages-Femmes (ANESF) a lancé en février 2017 le projet HERA, projet d’éducation et de sensibilisation aux relations affectives et sexuelles, et à la santé génésique des femmes.

Plus récemment, avec la publication de l’Arrêté du 12 juin 2018 relatif au service sanitaire pour les étudiants en santé, et sa mise en application progressive prévue pour la rentrée 2019, l’ANESF affirme sa volonté d’y contribuer, et de valoriser l’expertise des étudiant.e.s sages-femmes, et à plus grande échelle des sages-femmes, dans ce domaine.

Ce projet, sur la base de l‘universalisme proportionné, a pour objectif principal une santé sexuelle satisfaite, sécurisée, avec une réduction des inégalités en agissant sur les déterminants de santé. Tout ceci, en mettant en avant l’expertise des étudiant.e.s sages-femmes et des sages-femmes dans ce domaine.

En septembre 2018, le projet HERA a remporté la deuxième place aux Trophées de l’Engagement de la FAGE. Nous avons donc reçu une subvention financière, qui va nous permettre d’avancer encore plus dans notre projet !

AXE 1 

La prévention des cancers gynécologiques : cancer du sein et cancer du col de l’utérus

AXE 2

L’éducation à la vie sexuelle et affective

Axe 3

La sensibilisation à la contraception

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